Les pompiers, j'écoute !

Le Centre de Traitement de l'Alerte (CTA) et le Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours (CODIS) sont les premiers maillons pour l'engagement des secours adaptés à une demande de secours. En Moselle, les sapeurs-pompiers traitent les appels des personnes qui composent le  18 sur un poste téléphonique. Le 112, numéro d’urgence européen, arrive sur le standard médical du SAMU. Les deux services sont interconnectés pour l’échange d’informations.

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Le plateau technique CTA/CODIS occupe 590 m2 au sein de la direction départementale, à St Julien les Metz. Installé en 2005, lors de la construction de la direction et de l'école départementale, il a pris le relais de trois centres de traitement de l'alerte installés précédement en différents points du territoire.
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Lorsqu’un opérateur reçoit une demande de secours, il  déclenche les moyens appropriés en fonction de la nature et de la localisation du sinistre. Ces secours sont gérés sous la responsabilité du chef de salle qui rend compte à l'officier CODIS. Ce dernier décidant de prendre la main sur l’intervention selon l’importance et la nature des moyens engagés.

En cas de sinistre important, le CODIS dispose d’une salle de réflexion organisée en cellules fonctionnelles que l'on retrouve notamment sur le terrain dans dans les postes de commandement de colonnes (moyens et renseignements).

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"Enfin, dans le cas d’opérations multiples liées à des phénomènes de tempêtes, inondations ou autres, le CTA dispose d’un standard déporté. Sa fonction est de désengorger le trafic en transférant les appels vers des postes déportés, afin de laisser une priorité à l’urgence réelle qui peut se présenter aux opérateurs du CTA", précise le capitaine Franck Kilhoffer, adjoint au chef du groupement de coordination des services et chef du CTA-CODIS. 

Ici, toutes les installations techniques sont doublées. Cela concerne les éléments centraux disposés dans les locaux techniques ainsi que la distribution des postes opérateurs. En cas de problème électrique ou informatique, le CTA/CODIS ne sera nullement affecté, les deux installations sont redondantes de manière automatique. Enfin, en cas de dommages importants sur l’ensemble de la plateforme, un site de secours distant est installé dans un centre de secours voisin.

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Le CTA/CODIS compte 70 personnes ayant suivi près de 200 heures de formation. Depuis 2007, les stationnaires, sapeurs-pompiers professionnels, sont renforcés par une quarantaine de sapeurs-pompiers volontaires. Comme leurs collègues,  ils doivent répondre efficacement aux demandes pour lesquelles ils ont été pleinement formés.

L’adjudant Sébastien Larde est sapeurs-pompiers volontaire depuis 1993. Il est entré au CTA en avril 2007. Après sa formation de base, il a suivi 40 heures supplémentaires pour devenir adjoint au chef de salle : "On imagine trop souvent qu’un stationnaire doit savoir dire "Allô, qu’est-ce qui se passe ?" puis appuyer sur un bouton pour envoyer le personnel et les engins. Cela ne représente que 5% de la gestion de l’appel. Il faut surtout obtenir la bonne adresse, avoir un maximum d’informations sur l’intervention, sur les risques voisins et, dans certains cas, demander au témoin de prendre les premières mesures conservatoires ou d’effectuer des gestes de premiers secours. "

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Chaque jour, deux équipes de 8 personnes prennent leurs fonctions dans ces locaux : une équipe de jour (7h-19) et une équipe de nuit. "En fonction des horaires et de l'activité opérationnelle, un minimum d'opérateurs est présent en salle pour répondre aux demandes de secours", précise le capitaine Kilhoffer. "Les personnels se relayent régulierement afin de rester totalement concentrés sur leurs tâches. A tout moment, si les appels débordent, les autres opérateurs qui composent la garde viennent instantanément s'ajouter au dispositif".