Formation des opérateurs CTA
14 sapeurs-pompiers volontaires sont actuellement en liste d'attente pour rejoindre le Centre de Traitement de l'Appel, le CTA. En complément à leur activité professionnelle, ces personnels vont suivre une formation exigeante de plusieurs semaines.

4 sapeurs-pompiers volontaires suivent actuellement cette formation d'opérateur CTA. "Après une semaine de formation théorique portant sur les moyens de transmission radio, sur la chaîne de commandement ou la couverture opérationnelle, ces personnels entrent désormais dans une phase pratique de 120 heures" explique le lieutenant Remy Henches, responsable de la formation au CTA. Les stagiaires vont apprendre à manier l'outil informatique d'aide à la décision pour envoyer les bons moyens au bon endroit. Ils vont découvrir comment répondre et retranscrire les messages passés par radio. Durant plusieurs semaines, ils seront alors en doublure avec l'un des 12 formateurs pour la prise d'appel. "Dans un premier temps, ils vont écouter et regarder comment agir face à une demande de secours" précise le capitaine Franck Kilhoffer, chef de cabinet du DDSIS et chef de centre CTA-CODIS. "Progressivement, ils prendront la place du formateur jusqu'à leur certification".
Durant 3 jours, ces futurs opérateurs vont aussi se retrouver en situations exceptionnelles. Des acteurs vont simuler des demandes de secours avec l'objectif de mettre leur interlocuteur en situation de stress. L'opérateur devra réussir à soutirer et bien comprendre les renseignements nécessaires à l'engagement de moyens de secours adaptés à la situation.
30 candidats avaient postulé à cette fonction d'opérateur CTA. Ils ont passé un série de test portant sur la manipulation de l'outil informatique et la retransmission d'un message. Puis c'est un questionnaire à choix multiples qui a encore écrémé la liste des postulants. Un entretien avec un jury permettait alors à quatorze d'entre eux d'accéder à ce premier maillon d'engagement de la chaine des secours. "L'entretien portait sur leur motivation mais aussi sur leur disponibilité" ajoute le Major Serge Breuil, responsable du planning de ces stationnaires. "Ce doit être une activité complémentaire à leur engagement de sapeurs-pompiers. En plus de leur métier, ces volontaires doivent assurer des gardes en caserne et pouvoir assurer un minimum de 2 postes de 12 heures par mois au CTA."
Le Centre de Traitement de l'Alerte est situé à la direction départemental à St Julien les Metz. Il s'appuie sur 40 sapeurs-pompiers professionnels et autant de volontaires. 80 hommes et femmes traitent quotidiennement les demandes de secours de tout le territoire mosellan. 250 000 appels arrivent chaque année sur le 18 et déclenchent plus de 80 000 interventions.
